Noolithic : Le Blog

"Les hommes construisent trop de murs, et pas assez de ponts"
Isaac Newton

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Points de repères... De Bambi à Wall-e

Publié le mercredi 30 juillet 2008

Il y a soixante six ans (déjà !), Walt Disney sortait Bambi. Un dessin animé un peu gnangnan, je vous l'accorde, mais après tout, il était destiné aux plus jeune âge.

On pouvait y voir l'image d'une nature idéalisée, magnifiée et certes bien naïve, mais qui restait dans l'héritage de Henri David Thoreau, ou encore d'Aldo Léopold, fondateurs de toute une conscience collective américaine, d'une certaine idée de la nature et de ce qui allait devenir plus tard le mouvement environnementaliste.

Aujourd'hui, le nouveau dessin animé de Walt Disney s'appelle Wall-e. Je ne l'ai pas vu, mais ce que la promotion nous donne à voir met en scène un robot un peu déglingué, fouillant des décharges ou s'accumulent des monceaux de déchets électroniques, dans un monde qui ressemble d'ailleurs à une vaste décharge.

Curieuse évolution... Quoique révélatrice de notre société de plus en plus coupée de la nature. Dans le même ordre d'idée, j'avais lu il y a quelques année une interview de Satoshi Tajiri, créateur des Pokemons. Il racontait qu'enfant (il est né en 1965), il aimait avec ses camarades chasser divers insectes et autres petites bêtes qu'il pouvait trouver dans son quartier. Comme aujourd'hui on n'en trouve plus, il a eu l'idée de créer une sorte de substitut pour le enfants de la génération actuelle...

Sur la plage, des pavés...

Publié le mercredi 23 juillet 2008

C’est une excellente lecture de vacance que nous propose ici Richard Dawkins.

Un pavé pour la plage, plein d’humour comme il se doit (l’auteur est anglais), qui vous offre un véritable “pèlerinage”, en remontant dans le temps à la rencontre de nos ancêtres, chacun d’entre eux ayant une histoire à conter ou un message à délivrer. Une belle façon de réfléchir à l’histoire du vivant, de comprendre les mécanismes de l’évolution, et de s’émerveiller encore et encore sur cette histoire finalement invraisemblable, mais si belle, et bien réelle, qui a permis que nous soyons là aujourd’hui, à nous poser ce genre de questions “qui sommes nous ?”, “D’où venons nous ?” etc.

La plus grande qualité des érudits, dont Richard Dawkins est indubitablement, est de savoir ouvrir à un large public les portes du savoir, l’air de rien, sans prétention ni pédanterie. Dans ce genre, cet ouvrage volumineux, mais lumineux, est un sommet.

Et si vous êtes devenu “accro” à l’évolution, après avoir lu ce livre, n’hésitez pas alors à vous jeter sur “La structure de la théorie de l’évolution” de Stephen Jay Gould (Darwinien non orthodoxe, alors qu’on a souvent collé l’étiquette d’ultradarwinien à Richard Dawkins). Ce deuxième ouvrage est certes plus académique, encore plus volumineux que le premier, mais on y retrouve le style caractéristique de Stephen Jay Gould, d’une rare élégance et d’une qualité littéraire unique dans le monde des publications scientifiques. Après cela, l’évolution du vivant n’aura décidément plus de secret pour vous (en tout cas pas plus qu’il n’en a pour les meilleurs spécialistes).

Bonnes lectures, et bonnes vacances !

Rien à ajouter... Sauf ceci : Merci !

Publié le dimanche 13 juillet 2008

Inspire recherche des bénévoles pour des travaux de traduction

Publié le vendredi 4 juillet 2008

Nous recherchons actuellement des bénévoles motivés par un travail de traduction de ressources anglophones, telles des articles scientifiques ou des études de cas.

Si vous souhaitez soutenir notre action et vous engager à nos cotés, en pratiquant vos talents linguistiques, n’hésitez pas !

Les textes que nous vous proposerons de traduire seront à la pointe des ressources disponibles en anglais sur les thèmes de l’éfficacité énergétique, de l’économie circulaire, de l’économie de fonctionnalité ou du biomimétisme. Nous nous chargerons de contacter préalablement leurs auteurs pour obtenir leur autorisation.

Votre travail sera bien sûr mis en évidence, si vous le souhaitez, par une mention visible de votre nom sur les textes (traduction par :”"), sous le nom de l’auteur original. Et il va de soit qu’aucune exploitation commerciale de vos travaux ne sera faite. Les textes seront mis en accès libre sur notre site.

Si cette proposition vous intéresse, merci de nous envoyer un mail à :

inspire(at)inspire-bio.org

Des plantes, de l'oxygène, et des hommes

Publié le mardi 1 juillet 2008

Comme la plupart des personnes sensées et cultivées, vous pensez sans doute que l'oxygène est indispensable à la vie. Et qu'il va de soit que s'il est présent dans l'atmosphère terrestre, c'est grâce à l'action des plantes. Ces dernières, à l'aide d'organites photo-synthétiques qu'elles renferment dans leurs cellules (les chloroplastes), captent l'énergie des photons envoyés par le soleil pour fabriquer des molécules organiques complexes, à partir du CO2 atmosphérique. L'oxygène n'est donc qu'un sous-produit, un déchet, dont les plantes se débarrassent dans l'atmosphère, pour le grand bonheur de toutes les autres formes de vie.

Tout ceci est vrai. Enfin presque.

Sauf que la vie est apparue sur terre dans une atmosphère dite « réductrice », c'est à dire composée essentiellement de gaz carbonique et de méthane, et totalement dépourvue d'oxygène libre. Et pendant des milliards d'années, la vie (certes, à l'époque, uniquement bactérienne) s'en est parfaitement accommodée. D'ailleurs, quand l'évolution, dans sa grandeur et sa fantaisie, s'est mise à « inventer » des cellules (des bactéries photo-synthétiques, ancêtres direct des chloroplastes des plantes vertes) dotées de propriétés photo-synthétiques et que le taux d'oxygène atmosphérique s'est mis à grimper, celui ci à d'abord été un poison violent, et probablement la cause d'une crise d'extinction majeure. Ce n'est qu'ensuite que les autres organismes ont appris à le tolérer, puis à en dépendre.

Mais il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui l'oxygène est indispensable à toutes les espèces animales, dont l'homme.

Et maintenant, pourquoi y a-t-il de l'oxygène dans l'atmosphère ? Car si les plantes, durant leur croissance, en libèrent après avoir séparé les atomes d'oxygène des atomes de carbone, leur décomposition, après leur mort, en capte autant, tout en libérant du CO2. Normalement, le bilan devrait être neutre et il ne devrait pas y avoir plus d'oxygène libre aujourd'hui qu'il n'y en avait au début de l'Archéen.

Mais c'est là que ça devient intéressant : S'il y a de l'oxygène, c'est que la boucle n'est pas bouclée. Certaines plantes, ou certains micro-organismes photo-synthétiques échappent à la décomposition aérobie, et fossilisent ou sont décomposés dans le sol, à l'abri de l'air, suite à des éboulements, des glissements de terrain, ou une sédimentation rapide dans les océans. C'est de là que viennent les hydrocarbures fossiles, pétrole, charbon ou gaz. En les brûlant aujourd'hui dans les moteurs de nos voitures, ou dans nos chaudières, nous aidons, en quelque sorte, la nature à "boucler la boucle". Mais à nos risques et périls...

(D'où l'intérêt, même quand on s'intéresse d'abord à l'avenir du genre humain, de lire des ouvrages de paléontologie, de ceux qui traitent d'un passé profond, mais pas si déconnecté de notre monde actuel qu'il n'en a l'air... Entre autres, je vous recommande le volumineux, mais lumineux, ouvrage de Richard Dawkins : "Il était une fois nos ancêtres")

Que retenir en fin de compte de tout cela ? Premièrement, que rien n'est déterminé, tout est affaire de choix. Deuxièmement, que la vie est solide, et ses capacités d'adaptation quasi illimitées. Mais l'humanité est fragile. L'espèce menacée, c'est elle. C'est pour elle qu'il faut se mobiliser aujourd'hui, à travers la sauvegarde indispensable de la biosphère et de la diversité du vivant.